Scène amoureuse
Calquée sur Hollywood, une véritable économie cinématographique se développe très vite à Bombay autour des studios de cinéma, les premières salles de cinéma apparaissent et un « star-system » émerge, qui peut être comparé à ce qu'Hollywood a connu dans les années 50. Mélodrames fleuves de trois heures accompagnés de danses trépidantes et de mélopées sucrées, les films masala (épicés) représentent 99 % de la production cinématographique indienne.
Film Ver Zaara
Avec ses 13 000 cinémas, ses 30 millions de spectateurs par jour, plus de 600 films produits dans l'année et 750 magazines de cinéma, l'industrie de Bollywood (contraction de Bombay et Hollywood) n'a rien à envier à sa rivale américaine. Presque un million de personnes travaillent dans le cinéma en Inde.
Au centre la star Aishwarya Rai, miss monde 1994
Dans un film masala, le propos est rarement original. Qu'elles mettent en scène des redresseurs de torts ou des amoureux éplorés, les productions de Bollywood finissent toujours par souligner les « bons côtés » de la tradition. Avec ses héros surtypés et ses situations caricaturales, le film masala est la déclinaison indienne et bigarrée du conte de fée. La majorité des films se déclinent sur le même thème : une grande scène de mariage où les futurs amoureux se rencontrent et où les traditions son représentées. Puis la belle-famille s'en mêle, il y a des séparations, mais, heureusement, ça fini bien (ou presque...). Mais il y a d'autres films, beaucoup plus tragiques, tels Mother India, qui dépeignent l'Inde et ses souffrances. Chaque film a sa petite scène tournée en Suisse : et oui, les indiens adorent ce pays et n'hésitent pas à aller tourner une scène amoureuse, de quelques jours seulement, avec les pâturages et les lacs en arrière plan. Mais comprenons le but du film : c'est un divertissement pour les indiens, donc le rêve et les amourettes sont au rendez-vous !
Déjà très bien distribué en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, le Bollywood est en train de conquérir l'Occident avec comme fer de lance l'Angleterre où vit une forte communauté indienne. Là-bas, les films Bollywood remplissent les salles depuis les années 70. Même les Etats-Unis sont touchés par ce phénomène depuis que Taa de Subhash Ghai est sorti avec succès en 1999.

Le phénomène Bollywood prend pourtant de l'ampleur actuellement en France et de plus en plus de spectacles et de tourpes se montent, comme le spectacle BARHATI actuellement en tournée en France. Le Bollywood devient un phénomène de mode, expression qui va s'ajouter aux habituels préjugés.








En 1993, l'actrice, que l'on surnomme désormais la Dhak Dhak Girl, joue aux côtés de Sanjay Dutt dans Khal Nayak. Le film est une nouvelle réussite, mais déclenche également la controverse. Tout d'abord au travers de la chanson Choli Ke Peeche Kya Hai ? (Que cache le corsage ?) dont les paroles sont jugées subversives. Ensuite quand Sanjay Dutt est accusé d'avoir participé aux attentats du 12 mars 1993, ayant causé la mort de 257 personnes à Mumbai. Quoi qu'il en soit, Madhuri n'a jamais été aussi populaire et le succès du film suivant, Hum Aapke Hain Koun lui octroie, outre le statut d'actrice indienne la mieux payée, un Filmfare Award supplémentaire.