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L'inde aléatoire


Danse traditionnelle Bharata Natyam

Ganesh



Encens

Shiva




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Lotus

Culture

Vendredi 29 septembre 5 29 /09 /Sep 09:33
    Les travestis (hijra) que l'on voit souvent en Inde danser et jouer de la musique dans les rues et durant les fêtes, sont considérés comme des personnes fétiches. Les hommes se promènent en ville en se donnant la main. Voir en cette attitude une tolérance face à l'homosexualité serait certainement une erreur! Les pratiques homosexuelles tombent en Inde sous le coup de la loi.

    Certaines cultures ont plus que les deux catégories biologiquement déterminées de genre à savoir mâle et femelle. Dans notre culture occidentale moderne la détermination du sexe est faite définitivement dès la naissance à la vue des parties génitales. A moins que naturellement un individu choisisse de subir une transformation chirurgicale de sexe, ou dans les cas rares où un enfant posséde les parties génitales des deux sexes. Mais, même si une personne dans notre culture a eu une transformation chirurgicale du sexe, il a des difficultés à se faire accepter comme appartenant à l'autre sexe. Dans notre culture occidentale il y a seulement place pour deux catégories de genre, biologiquement déterminées. Mais un 3ème et même un 4ème genre ont existé pendant plus de mille ans.

    En Inde, la limite Hijra a existé pendant plus de 1000 ans. Hijra peut être traduit comme énuque ou hermaphrodite. Les hijras sont des passionnés de la déesse mère Bahuchara Mata. Les hommes deviennent des hijras parce qu'ils ne font pas partie de la société patriarchale traditionnelle en Inde. Peut-être parce qu'ils sont impuissants, homosexuels ou intersexuels, circonstances qui rendent impossible qu'ils fondent une famille et s'intégrent aux castes de la société indienne. Les hijras s'habillent et agissent comme des femmes et subissent l'emasculation. Les Hijras s'engagent dans des métiers que les femmes et les hommes "normaux" dans la société indienne ne font pas et elles constituent ainsi une catégorie alternative de genre dans la société . Aujourd'hui l'Inde se sécularise en raison des influences des cutures occidentales. Pour cette raison, les hijras ont perdu beaucoup de respect et ils ont maintenant le plus bas statut dans la société indienne. L'émasculation est maintenant illégale en Inde et il est tout à fait probable que les hijras soient une catégorie alternative de genre bientôt éteinte .

    En fait, l'émasculation n'est pas absolument constante, et les communautés admettent des hijras, y compris comme guru, qui sont par ailleurs mariés et chargés de famille. D'où parfois leur catégorisation comme transvestistes.

    Leur activité sociale officielle est la bénédiction des enfants mâles, ainsi que celle des jeunes couples. Ils dansent en ces occasions, d'une façon outrageusement provocante, en accompagnant leurs chants de plaisanteries obscènes qu'ils échangent d'ailleurs avec un public au courant de leur état de castrat, et qui le leur rappelle. Les femmes vierges leur sont dissimulées. On les craint aussi un peu: ils ont le pouvoir de détecter l'impuissance chez les hommes, et s'ils désignent l'un d'entre eux, ils l'appellent à les rejoindre, au nom de la déesse. Ils peuvent exhiber leur sexe mutilé avec le pouvoir de frapper de stérilité les spectateurs, et se servent de l'inquiétude de leurs hôtes pour extorquer toujours plus d'argent. Dans ces fêtes, les hijras, dans leurs plaisanteries et leurs chants, renversent aussi les préséances, relevant le statut (habituellement inférieur) de la famille de la mariée, ou encore, se moquant des personnalités importantes. Enfin, ils se présentent comme des intermédiaires entre épouse et mari, surmontant les obstacles liés aux convenances. Dans toutes les descriptions, on est frappé par le fait que les hijras ne donnent que parce qu'ils n'ont pas: faire circuler le shakti, la puissance fertilisante et féminine, est leur pouvoir, lié à leur émasculation. Quant à leurs bénédictions et leur mauvais sorts, les hijras insistent pour dire combien le pouvoir de les rendre vrais (il le tienne de Shiva) les dépasse complètement, voire les prend au dépourvu.


    En Inde, être hijra est en général considéré par tout le monde, et pas uniquement par les hijras eux-mêmes, comme être d'un autre "genre". Lors de la cérémonie d'émasculation, le risque mortel est essentiel. On n'arrête pas l'hémorragie, le sang emportant la virilité en coulant. L'initié s'en remet alors totalement à Mata, et considèrera, s'il survit (ce qui est généralement le cas) que la pire perte serait d'être abandonné par la déesse, et non la perte de ses organes génitaux. La faveur de Mata est gagnée par l'abandon complet à sa demande de sacrifice. Dans ce moment de vie ou de mort, on retrouve aussi la figure de Shiva, qui est certes le destructeur mais aussi celui qui préserve les germes de la vie qui doit renaître. Nirvan, l'initiation, est d'ailleurs considérée à la fois comme une seconde naissance et comme un accouchement - ou plus paradoxalement, comme un auto-accouchement, combinant les deux.

    Les hijras forment des communautés très structurées, les chelas (disciples) autour des gurus. Une parenté fictive s'y organise. La dépendance financière paraît être la clé de voûte de l'organisation du groupe. Tout est payé, les chelas qui rapportent le plus (par leur habileté de musiciens ou de danseurs, la mendicité, ou la prostitution), sont achetés et revendus de guru en guru. Le chela peut avoir à reverser l'intégralité de ses revenus au guru, et la circulation de dettes accumulées et sans cesse grandissantes prend parfois des proportions phénoménales. Enfin, quand il se marie avec un homme, il partage sa vie, et continue à travailler pour sa communauté, ou son mariage améliore son statut.

Par Indira - Publié dans : Culture
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Mercredi 6 septembre 3 06 /09 /Sep 11:00

    Les éléphants d’Asie ont des défenses plus courtes que celles de leurs cousins africains. Ils sont moins imposants. Ils ont des oreilles beaucoup plus petites et un front bombé. Leur dos est plus rond.


    Dans la mythologie indoue, le Dieu le plus populaire de l'hindouisme  s'appelle Ganesh ( Ganapati, Ganesha) il est le chef des troupes divines.  C'est le fils de Shiva (Dieu du Cosmos), une des divinités principales de l'Inde. L'épouse de Shiva avait créé un jeune homme Ganesha pour en faire son garde du corps ; mais un jour Shiva qui été jaloux lui coupa la tête. Les autres Dieux condamnèrent Shiva à réparer son crime. Shiva ne retr ouvant plus la tête de Ganesha la remplaça par le premier venu à savoir un éléphant. Le Dieu-éléphant Ganesha (jeune homme potelé avec une tête d' éléphant et 4 mains) symbolise l'intelligence et la réussite intellectuelle , c'est le seigneur des obstacles, ce qui lui vaut un culte fervent de la part des étudiants en période d'examens.

    Dans la religion védique, en Inde, l' éléphant est un animal sacré : on raconte que le Créateur a fait le soleil à partir d'un oeuf qu'il a cassé et a ensuite tiré des deux moitiés de la coquille 8 éléphants mâles et 8 femelles. Chaque dieu chevauche un animal et l' éléphant est monté par les dieux Indra et Agni. Les éléphants domestiqués décorés aux marques des dieux bénissent les fidèles de leur trompe pour quelques pièces dans certains temples. Quant aux rares éléphants blancs (éléphants à peau très claire) ils sont sacrés et utilisés au cours des parades.

Pendant des millénaires, l'Asie a vécue en symbiose avec ses éléphants qu'elle a sacralisés. Ne sont-ils pas les piliers du monde ? Ganesh

    Les éléphants d'Asie ont été capturés, domptés et exploités par l'homme pendant plus de 4 000 ans. Le plus gros animal sauvage dompté par l'homme, l'éléphant occupe une place spéciale dans l'imagination populaire comme un géant bien gentil, obéissant et intelligent. Dans le passé, les éléphants domestiqués étaient généralement utilisés pour le transport des personnes et des marchandises. Malgré leur taille imposante, les éléphants sont plus adaptés aux terrains accidentés que les chevaux et ils se déplacent aussi facilement dans la boue et les marécages où beaucoup d'autres animaux seraient en difficulté. Aujourd'hui, ils sont plus rarement utilisés.

    De 1 900 à 1945, 50 000 éléphants ont été abattus chaque année. Malgré l’interdiction, en 1989, les braconniers ont tué 90 000 éléphants

    Cette extermination en règle a débouché sur la convention de Washington qui regroupe 105 pays et a rendu illégale l’importation d’ivoire. Ce n’est qu’en 1990 que l’éléphant a été enfin considéré comme une espèce menacée d’extinction immédiate.


    Le progrès est la cause profonde de la crise qui frappe les éléphants. Le développement rapide a provoqué une déforestation massive; cela détruit à la fois l'habitat pour les éléphants sauvages et domestiqués - et les possibilités de travail pour les propriétaires d'éléphants, étant donné que l'exploitation forestière est devenue la principale occupation pour les éléphants domestiqués d'aujourd'hui.

    La menace la plus terrible qui pèse sur les éléphants est une baisse rapide de la qualité des cornacs, ces hommes qui leur apprennent à travailler, les contrôlent et s'occupent d'eux. Dans les tribus, un grand nombre de gardiens ont abandonné leur profession et les fils de nombreux cornacs choisissent d'autres métiers.





Eléphant et son cornac










Voici deux vidéos courtes d'éléphants dans une rivière :

Par Indira - Publié dans : Culture
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